« Je ne suis pas -encore/tout à fait- minimaliste, mais… »

Je n’ai pas juste 3 t-shirts, et je ne vis pas dans une pièce vide, je ne possède pas en tout et pour tout 15 objets comme Andrew Hyde mais, j’en suis déjà là : je jette, je cherche à ne pas acheter de choses que je ne veux pas garder. Je n’achète (presque plus) de produits avec lesquels je ne suis pas en accord (dans leur mode de fabrication, leur composition). Je fabrique le plus possible, je récupère, répare, crée, ou je m’en passe … Et surtout : je souhaite me débarrasser de tout ce qui m’encombre l’espace, l’esprit, la vie, quoi !

Et je peux m’aider du fait que j’ai déjà réussi à vivre avec très peu puisque je n’avais pendant une période de ma vie qu’un sac à dos, puis juste un véhicule sommairement aménagé. Et que le reste ne me manquait pas tant que ça (à part ma machine à coudre).

Marie Kondo première révélation

Après avoir vécu avec très peu, je me suis peu à peu encombrée. Au fur et à mesure des déménagements, j’ai réalisé que je déménageais des choses qui entre temps ne m’avais pas servi. Et avec les années, c’est de pire en pire…

Et puis il y a eu (tadaaaaaam!) : Marie Kondo. Le minimalisme, qu’est-ce que c’est ?

Marie Kondo est une japonaise un peu spéciale qui se passionnait dès l’âge de 5 ans pour les magazines de déco et de rangement. Elle a rapidement passé son temps pour sa passion qui est devenue un métier : ranger chez elle puis chez les autres. Elle a développé une méthode qui permet rapidement de se débarrasser de ce qui ne nous met pas en joie. Une question doit se poser devant chacun de nos objets  : « est-ce que cet objet m’apporte de la joie ? » OUI/NON ? Ce qui nous permet de faire deux piles : garder/jeter. Cela aide à faire le vide rapidement ! La tendance zéro déchet peut bien se marier avec le minimalisme puisque l’idée en est de générer moins de déchets et d’aller donc vers un mode de vie plus sein. On garde l’idée de vivre mieux avec moins.

 Inspirations

Hormis le fait qu’il existe des peuples plus minimalistes que d’autres (les Japonais, les Scandinaves, les habitants d’Afrique subsahariennes, les peuples nomades, et tous ceux qui n’ont pas le choix que d’être minimalistes…) et qui nous montrent un bon exemple du chemin à suivre pour se libérer de ses possessions inutiles, certains auteurs se sont penchés sur la question, à commencer par D. Loreau, avec le célèbre L’art de l’essentiel, mais aussi Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi ou et plus récemment : Vivre heureux dans un petit espace. Il y a aussi eu la vague scandinave (le Hygge, … ou le très célèbre H.D Thoreau avec son Walden ou la vie dans les bois.

Le minimalisme, qu’est-ce que c’est ?

Et puis le film  « Minimalism » sorti en 2016, que, personnellement, j’ai vu avec Netflix chez des amis. D’autres films se concentrent sur ce type de sujet. Je viens de visionner celui-ci : A Simpler Way: Crisis as Opportunity (2016) en anglais pour ceux qui sont à l’aise.

Le minimalisme c’est pour qui ?

Ce qui est assez étonnant (ou pas) c’est que le minimalisme touche surtout les couches les plus aisées de notre société. En effet, ce sont des gens qui ont déjà expérimenté le fait de tout avoir, de TROP avoir et de crouler sous les possessions, qui se tournent vers cette option dans leur vie. Ce sont aussi des gens qui cherchent une meilleure qualité de vie, ce que le fait de posséder beaucoup ne leur a, jusque là, pas apporté. Toutes les personnes qui l’ont expérimenté en retire un ou plusieurs bénéfices, en commençant par se sentir plus léger, mais aussi :

-un environnement moins encombré

-moins de stress

-un lien plus fort à la nature

-de meilleures relations aux autres

-une meilleure relation à soi-même

-des économies

-le développement de sa créativité

-la réalisation de projets qui restaient en attente

-des prises de décisions plus aisées

-une meilleure santé globale

et bien d’autres bénéfices encore…

Et vous, ça vous tente?